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1.-6.2000
Jugendstil:
La beauté façon 1900
Web: Comment retrouver d'anciens articles de presse
International: trennt sich von Toscani
Marketing: Henniez modernisiert seine Etiketten
Web: Videotex wird per 30. September eingestellt
Réussir: le développement de l'entreprise
e-commerce: Réussir son e-business
L'Internet: sonnera-t-il le glas des agences de presse?
Medias: Au cœur des grandes manœuvres
Start-up: Les prémices du cybermanagement
Internet: La Poste - Deux nouvelles prestations lancées
Consommation: Tout, tout, tout sur l'emballage
Papier: L'usage d'Internet progresse - la consommation de papier aussi
Marque: La couleur lilas est une marque
Publicité: Le bonheur des uns...
La beauté façon 1900
Expo - La Fondation Neumann de Gingins (VD) présente
des ouvrages littéraires illustrés par des maîtres
du Jugenstil. Texte et images se complètent et se répondent.
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"De Rilke à Kokoschka
- Le Jugendstil par le texte et l'image"
Gingins (VD), Fondation Neumann, du 30.juin au 17 sept.
je-ve de 14h à 17h, sa-di de 10h30 à 17h.
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Jugendstil en Allemagne
et en Autriche, Art nouveau en France, Modern Style en Grande-Bretagne,
Tiffany Style aux Etats-Unis
Tous ces termes recouvrent
un seul et même mouvement artistique, qui vit son apogée
autour des années 1900. Sa particularité ? Plus
que d'un style précis, il s'agit d'un état d'esprit
commun à une série de créateurs polyvalents,
soucieux d'exprimer la beauté des formes (pour réagir
aux assauts de la technique et de l'industrialisation) non pas
seulement dans la peinture, mais dans tous les arts appliqués.
Textile, mobilier, papiers peints, vaisselle, architecture
Il y a un siècle déjà, ce mouvement raisonnait
en termes de fusion, de partenariat, d'interdisciplinarité
et de globalisation. Celle-ci avait des visées nettement
plus esthétiques qu'économiques, certes, mais l'idée
est bien similaire !
Des tandems comme en BD
L'Autriche et l'Allemagne furent des foyers très actifs
en la matière. Et particulièrement dans le domaine
de l'illustration de textes littéraires. C'est ce "Jugendstil
par le texte et l'image", que la Fondation Neumann de Gingins
(VD) propose de nous faire découvrir, avec une exposition
conçue par le Musée Van Gogh d'Amsterdam, qui fera
ensuite escale en Allemagne. Une septantaine de revues artistiques
et d'ouvrages de poésie sont ainsi présentés
dans des vitrines rappelant l'intimité des cabinets de
curiosités. Un élégant accrochage mettant
en relief le dialogue entre écriture et graphisme, qui
ravira les bibliophiles.
Aux écrits de Nietzsche, Rilke ou Hesse, répondent
des illustrations de Kokoschka, Koloman Moser ou Melchior Lechter.
Un peu comme en bande dessinée, il n'était pas
rare que poètes et peintres travaillent en tandem, sur
plusieurs projets. Les sujets de prédilection de ces artistes
prisant une esthétique plus symboliste que réaliste
? La femme (angélique ou fatale), les motifs floraux,
les arabesques, les végétaux stylisés, les
atmosphères nocturnes, la mort, la nature idéalisée,
le rêve. Notons que les revues illustrées (Jugend
- d'où vient le terme Jugendstil - , Ver Sacrum, Pan,
), des objets très convoités déjà
à l'époque de leur parution, permettaient aux artistes
de diffuser à grande échelle leur univers esthétique,
qu'ils ne souhaitaient nullement réserver à quelques
élus.
Les textes littéraires (en allemand forcement !) et l'emploi
de l'allemand et du français pour toutes les explications
historiques devraient séduire le public germanophone.
Tant mieux pour la Fondation Neumann, petit joyau des musées
romands.
Le Matin, vendredi 30.06.00, Isabelle Fabrycy
[sommaire]
Comment retrouver d'anciens articles de presse
:
Vous devez retrouver d'urgence
d'anciens articles de presse qui parlent de vous, de vos concurrents,
de vos clients ou de n'importe quoi ? Rien de plus simple ! Si
simple, d'ailleurs, qu'il est devenu inutile, dans de nombreux
cas, de découper et de conserver des pages de journaux.
Les services d'archivages avec moteurs de recherche accessibles
par Internet sont nombreux. Certains sont gratuits, d'autres
payants. Petit tour d'horizon en Suisse romande.
Cyberarchives d'édicom
(www.cyberarchives.edicom.ch)
Ce service payant vous donne accès à plus de 100'000
articles parus depuis 1997 dans la Tribune de Genève,
24 Heures et le Matin.
Pour approximativement quatre francs l'heure, vous trouvez ce
que vous cherchez, même si le site n'est pas très
bien structuré. Il a visiblement été conçu
par des informaticiens plutôt que par des spécialistes
en interfaces. Un bémol quand même pour le taux
de "relevance" : la recherche des deux mots "
bébé rat " renvoie à quelques articles
sur une mère qui avait lancé son bébé
par la fenêtre. Il n'y avait pourtant pas de rat dans cette
histoire
mais, quatre articles plus loin, un sujet sur un
bébé rat vendu aux enchères.
Le Temps (www.letemps.ch/template/archive.asp)
La consultation d'articles datant de moins de trois semaines
ou moins est gratuite. Pour les plus anciens, il vous faudra
souscrire un abonnement. A noter : le tarif préférentiel
accordé aux abonnés de la version papier du journal.
L'hebdo (www.webdo.ch)
Le Webdo (édition électronique de l'Hebdo) possède
son moteur de recherche interne (fourni par Excite). C'est gratuit
et la pertinence est très correcte, mais pas tous les
articles y figurent.
Bilan (www.bilan.ch)
Les articles sont regroupés par numéros, entreprises,
personnalités ou thèmes. Vous pourrez facilement
trouver le numéro vous intéressant. Seul hic :
les articles consultables en ligne sont peu nombreux. Si vous
ne trouvez pas votre bonheur, il vous faudra le commander par
téléphone ou par e-mail, en donnant les références
trouvées sur le site.
L'Agefi
Un système de recherche efficace vous guidera sans doute
vers ce que vous chercher, pour autant que les articles ne soient
pas trop anciens (la mémoire remonte quand même
plusieurs années). En plus, c'est convivial.
Reuters Business Briefing
Accessible sur le site de la célèbre agence de
presse RBB est une énorme mine d'articles de presse, mais
son accès n'est pas libre (de quelques centaines de francs
par mois selon votre profil client). Cette base de données
internationale regroupe des médias écrits du monde
entier sur un seul moteur de recherche.
Pour la Suisse romande, on y trouve Le Temps, L'Agefi, PME Magazine
et BanqueAssurance. On accède aussi à tous les
articles de l'Agence télégraphique suisse depuis
le début des années 80 ! De quoi constituer de
solides dossiers en quelques minutes, en puisant simultanément
dans diverses sources. Les extraits de Registre de commerce s'y
trouvent également.
RBB offre aussi une formidable ouverture sur le monde. Les archives
d'innombrables médias écrits y sont consignés.
Côté français, on y trouve les archives électroniques
du Monde, de Libération, des Echos ou encore de La Tribune.
Très utiles également, les archives francophones
de l'Agence Europe à Bruxelles, organe d'information indépendant
d'origine italienne qui, depuis plus de dix ans, couvre toute
l'actualité de l'intégration européenne,
en particulier le côté institutionnel.
David Sadigh pour PME Magazine No 6 juin 2000
[sommaire]
International: Benetton trennt sich von Toscani
Oliviero Toscani verlässt
den italienischen Kultmodenmarketer. Seine jüngsten Todeskandidatenbilder
sollen mit der Trennung jedoch nichts zu tun haben.
Seit 18 Jahren war Oliviero Toscani
der Bild- und Ideenlieferant hinter den die Aufmerksamkeit zwar
immer wieder erregenden, oft aber auch schockierenden Werbekampagnen
des italienischen Moden-Marketers Benetton. Zu den skandal- und
protestträchtigsten zählten Bildmotive mit blutverschmierten
Uniformen, küssende Nonnen und zuletzt die US-Kampagne mit
Fotos von Todeskandidaten aus Gefängnissen in Kansas. Weil
diese auf unrechtmässige Weise erworben sein sollen, ist
dort ein Verfahren anhängig. In einer in Rom abgegebenen
Stellungnahme dankte Benetton Toscani für seine bisherige
Arbeit. Die Todeskandidatenmotive hätten mit der in gegenseitig
gutem Einvernehmen erfolgten Trennung nichts zu tun, hiess es
ergänzend. In anderen Berichten wird jedoch darauf hingewiesen,
dass Benetton wegen dieser Auftritte herbe Einbussen am US-Markt
erlitten hat, weil die Marke von einigen Kaufhausketten ausgelistet
wurde. Toscani, der bei dem US-Magazin Talk für Art Direction
zuständig ist, sagte zur Trennung von Benetton lediglich:
"Nichts währt für immer"; schob aber noch
den seine Berufseinstellung reflektierenden Satz nach, dass "man
nie zu weit gehen könne".
Lösten ein Kontroverse aus:
Oliviero Toscanis Todeskandidatenbilder.
  
persönlich.ch - 02/05/2000
[sommaire]
Marketing
news : Henniez modernisiert seine Etiketten
Marketing-Abteilung und englische
Design-Agentur führen Verjüngungs-Operation durch.
Die Henniez SA, Anbieterin von
alkoholfreien Markengetränken auf dem Schweizer Markt, hat
1999 140 Millionen Flaschen Mineralwasser verkauft. Rund 60 Prozent
des Quellwassers wurde in Glas- und 40 Prozent in PET-Flaschen
abgefüllt. Henniez setzte dabei rund 20 verschiedenen Flaschenmodelle
ein. Nachdem das Waadtländer Unternehmen in den letzten
12 Monaten den Schwerpunkt seiner Innovationsanstrengungen auf
die Aktion «Art in the Bottle» gesetzt hat, verpasst
das Unternehmen nun sämtlichen Flaschen in der Form modern
gestalteter Etiketten ein zeitgemässeres Kleid. Henniez
will auf diesem Weg eine noch stärkere Bindung seiner Kunden
an die Marke erreichen.
Persoenlich.ch 02/05/2000
[sommaire]
Web
news : Videotex wird per 30. September eingestellt
Die seit 1995 von SwissOnline
(SOL) betriebene Videotex-Plattform (VTX) wird per 30. September
2000 eingestellt. Sowohl die Anzahl der Anbieterfirmen, als auch
diejenige der aktiven Benutzer ist in den letzten zwei Jahren
zugunsten des Internet stark zurückgegangen. Dadurch, so
SwissOnline, könne ein wirtschaftlicher Betrieb des VTX-Systems
nicht mehr gewährleistet werden. Derzeit wird VTX nur noch
von rund 25000 Kunden ausschliesslich und von nochmals so vielen
neben dem Internet genutzt. Dem gegenüber stehen heute schweizweit
rund 800000 regelmässige Internetnutzer und rund 30000 Betriebe,
welche ihrerseits im World Wide Web präsent sind. Auf der
VTX-Plattform sind dies heute gerade noch 110 Unternehmen.
persoenlich.ch - 02/05/2000
[sommaire]
"Réussir le développement
de l'entreprise", organisé par l'HEGF
Pour créer une entreprise, il
faut aujourd'hui travailler en équipe
En Suisse, "les gens ont
peur de montrer leurs faiblesses", a expliqué hier
Jane Royston.
Pour créer une entreprise,
fini l'amateurisme. Il faut aujourd'hui travailler en équipe,
avec des professionnels. "Les gens ont tout à gagner
de dire qu'ils ne savent pas des choses", souligne Jane
Royston, professeur à l'EPFL.
En Suisse, "les gens ont peur de montrer leurs faiblesses",
a expliqué hier Jane Royston aux 230 participants du symposium
"Réussir le développement de l'entreprise",
organisé par la Haute école de gestion de Fribourg.
Mme Royston dirige à temps partiel la chaire de création
d'entreprise de l'Ecole polytechnique fédérale
de Lausanne, tout en étant consultante. Jane Royston a
une large expérience. Citoyenne suisse et britannique,
elle crée en 1986 à Genève l'entreprise
NatSoft SA dans le but d'offrir aux grandes entreprises et aux
organisations internationales des conseils. Cette société
devient une des plus importantes sociétés de services
en informatique de Suisse romande.
Il y a trois ans, Jane Royston vend son entreprise qui compte
110 employés à une société américaine.
Aujourd'hui, NatSoft occupe quelque 250 personnes. Depuis février
1999, elle est professeur de la première chaire de Suisse
d'entrepreneurship et innovation de l'EPFL (Create). Son but
est d'augmenter le nombre de nouvelles sociétés,
mais aussi d'assurer leur viabilité à long terme.
Dans le secteur des nouvelles technologies, plus de 80 % des
entreprises disparaissent après deux années d'existence.
Pour Jane Royston, il est primordial que les jeunes entrepreneurs
"se lancent dans quelque chose qu'ils connaissent"
et différencient leurs offres par rapport à la
concurrence.
Que ce soit dans la phase de croissance ou de maturité
de l'entreprise, les membres fondateurs doivent toujours savoir
s'entourer de professionnels. Ils doivent aussi se remettre en
question et se demander si eux et leurs collaborateurs "font
encore l'affaire".
Pour Mme Royston, qui a été élue en 1993
"Femme d'affaires Suisse", l'époque où
l'entrepreneur créait seul une société est
bien révolue. Il faut travailler en équipe et avoir
des connaissances étendues sur de nombreux sujets.
Les cours, dispensés par "Create" de l'EPFL,
abordent la prise de rendez-vous avec les clients potentiels,
la présentation du produit, l'établissement du
business plan ou encore la cotation en bourse de la société.
agefi mars 2000
[sommaire]
e-commerce: Réussir son e-business
Lors d'un séminaire organisé
en partenariat avec l'agefi, les professionnels livrent les clés
essentielles pour réussir son e-business
Les orateurs ont abordé
les thèmes du e-commerce et de la fidélisation
du client sur le web.
La Chambre de Commerce Italienne
pour la Suisse, Arthur Andersen, Virtual Network et l'AGEFI ont
travaillé de concert durant une journée pour apporter
aux auditeurs présents quelques clé de travail
concernant le commerce électronique. Les débats
ont été ouverts par un représentant de Classeditori,
groupe italien spécialisé dans les médias
et qui vient de conclure un joint-venture avec l'AGEFI. L'orateur
a démontré l'évolution de son groupe depuis
près de quatorze années dans la presse et surtout
les potentiels offerts par l'utilisation des nouvelles technologies.
L'exemple de Classeditori semble aujourd'hui démontrer
que les possibilités internet, de satellites, de télévisions,
digitales ou encore de téléphonie mobile sont pratiquement
incontournables pour un groupe de presse qui veut progresser
avec son époque. En ce sens, la société
italienne développe depuis plusieurs années des
outils liés aux nouvelles technologies qui la placent
en très bonne position pour de futures expansions.
Arthur Andersen a amené
toute son expérience pour expliquer la sécurité
Après l'exemple du groupe de presse, deux managers du
secteur Business Consulting d'Arthur Andersen Genève sont
intervenus pour offrir leur expérience dans le domaine
exploré. Salma Soudagar a disséqué la démarche
stratégique pour le commerce électronique d'une
entreprise alors que son collègue Marc Besson s'est pour
sa part évertué à offrir des réponses
quant aux enjeux liés à la sécurité.
Après avoir identifié les zones de risques il a
proposé quelques solutions. Un exposé qui a été
suivi scrupuleusement par les auditeurs qui ont eu droit à
une démonstration - heureusement virtuelle - du piratage
d'un site. La manuvre a été expliqué
par des étapes successives par le membre d'Arthur Andersen
qui a captivé son auditoire. Le commerce électronique
est évidemment en premier lieu intéressant pour
son aspect clientèle. Mais le web est encore jeune et
il n'est pas toujours facile d'acquérir ou de fidéliser
les clients par ce biais. Stéphan Renninger a alors pris
la parole pour faire profiter de son expérience pratique
une assistance aux aguets. Le directeur de la société
romande Virtual Network - qui développe un réseau
de plates-formes régionales autour d'un patrimoine de
noms de domaines - s'est attelé à démontrer
les avantages et les pièges qui attendent un entrepreneur
lors de l'élaboration d'une stratégie marketing
Internet.
La viabilité des projets doit faire l'objet d'un calcul
précis
Le premier axe abordé a été celui - essentiel
- de la viabilité économique du projet. Stéphan
Renninger a démontré chiffres à l'appui
les priorités à suivre pour ne pas sombrer dans
les chiffres rouges. La publicité on-line a ensuite eu
droit à son profil qui a démontré les avantages
qu'elle détient sur un marché en constante progression.
Toujours plus précis dans ses exemples, l'orateur a finalement
passé en revue les moyens existant pour attirer les visiteurs
sur le web et plus exactement sur un produit défini. De
nombreuses solutions existent, du référencement
aux campagnes bannières, en passant par les liens croisés
ou l'e-mailing. Quelques sites ont eu droit à une discrète
mais pertinente analyse qui a réjoui le public par ses
exemples concrets. Le commerce électronique reste d'une
actualité primordiale et les questions posées par
l'assistance ont rappelé que ce domaine garde devant lui
un avenir prodigieux surtout lorsque tous les paramètres
de prudence et de marketing sont assurés.
Edouard Bolleter pour l'AGEFI, 07.04.00
[sommaire]
L'Internet sonnera-t-il le glas des agences
de presse?
Une multitude de gourous prédisent
la mort prochaine des journaux et des grossistes.
Les agences de presse sont
des grossistes par excellence dont le sort est intimement lié
à celui des journaux. Ces agences sont-elles doublement
appelées à disparaître?
Les lecteurs les plus observateurs
auront remarqué que l'abréviation "ATS"
figure en tête ou à la fin d'innombrables articles
dans la presse suisse. Ces trois lettres signifient que la substance
de ces textes a été livrée par l'Agence
Télégraphique Suisse, l'agence nationale d'information.
Fondée en 1895 par les éditeurs suisses de journaux,
l'ATS fournit, dans les trois langues officielles, des services
d'information principalement à l'intention des journaux
mais également à d'autres abonnés. Aujourd'hui
encore, le capital-action de l'ATS est détenu à
plus de 90 % par des entreprises du secteur des médias.
Par principe, les informations livrées par l'ATS sont
franches de toute appréciation personnelle de sa rédaction
forte de 140 journalistes.
L'ATS a une position dominante en Suisse mais doit faire face
à quelques concurrents tels que la filiale suisse de l'AP
et, en quelques sorte, SwissTXT. Plusieurs vendeurs de produits
internet alias gourous autoproclamés prédisent
la mort prochaine des intermédiaires et des grossistes,
en plus d'annoncer la fin des éditeurs de journaux. Face
à ces menaces multiples, comment réagit l'ATS en
tant que grossiste dont le destin est étroitement lié
à celui des journaux? Extrait d'une entrevue (traduite
de l'allemand) avec Peter Müller, directeur technique de
l'ATS.
Comment résumeriez-vous
votre stratégie internet?
a) Tout d'abord, nous entendons continuer à nous concentrer
sur nos métiers de base, c'est-à-dire collecter,
vérifier, sélectionner et mettre en situation l'information
générale sur la Suisse et l'étranger. Nous
sommes convaincus qu'à l'ère de la surinformation,
être une source reconnue d'informations fiables est de
plus en plus important.
b) Nous resterons des grossistes et n'avons donc nullement l'intention
de remettre nos informations aux consommateurs finaux pour ne
pas bouleverser le système de distribution existant. Nos
principaux clients resteront les médias quel que soit
leur support: journaux, radio,TV, sites web, téléphones
portables, etc.
c) Nous exploitons et exploiterons toujours d'avantage les possibilités
techniques (notamment celle d'Internet) pour remettre à
nos clients un matériel utilisable le plus facilement
possible. C'est dans cette optique qu'il faut considérer
notre servie en ligne "elias" ainsi que le projet "agenda"
qui vise à structurer plus strictement et à "hyperlier"
tous nos contenus (textes, photos, sons graphiques), ce qui permettra
notamment aux site web de nos clients d'intégrer des pages
personnalisées mises à jour en permanence.
En quoi votre stratégie
internet se différencie-t-elle de celle des autres agences
de presse (AFP, AP, Kyodo
) ?
D'une manière générale, les autres agences
de presse occidentales ont des positions similaires aux nôtres.
Seul Reuters a récemment décidé de vendre
ses informations directement aux investisseurs privés.
De nombreux fabricants ou
grossistes (par exemple IBM, Bertelsmann, Barnes & Nobles,
Tohan, Nike, Ducati et même Reuters) ont pris la décision
de vendre sur le net directement à leurs clients finaux
et ceci malgré les réactions négatives de
leurs réseaux de distribution. N'avez-vous jamais eu l'intention
de les imiter et de considérer internet comme un nouveau
marché où la concurrence avec vos clients est permise?
Un grand site suisse (comparable à FT.com) qui offrirait
des informations en continu ainsi que toutes vos archives vous
tenterait-il ?
Nous ne sommes pas directement comparables aux exemples de fabricants
et de grossistes que vous avez mentionnés car, dans notre
cas, les éditeurs de journaux sont non seulement nos principaux
clients et détaillants mais également nos actionnaires
et donc nos supérieurs hiérarchiques. En réalité,
nous sommes un peu une coopérative qui n'a pas une orientation
de profit: nous sommes presque un centre de coût des médias
suisses. En ce qui concerne le grand site suisse, nous sommes
prêts à fournir des informations de base mais pas
à le créer et le gérer nous-mêmes.
Quel est l'importance - aujourd'hui
et demain - d'Internet comme moyen de transmettre l'information
à vos clients? Ce moyen de communication est-il plus efficace
que les autres?
Actuellement, notre produit phare est le "service de base"
lequel comprend uniquement du texte. Pour ce service, le moyen
de transmission le plus économique est de loin le satellite.
Toutefois, le satellite - au contraire du net - n'est pas adéquat
pour la transmission de produits multimédia. Etant donné
que notre offre - et la demande de nos clients - tend de plus
en plus vers des produits interactifs, il est par conséquent
probable qu'internet - ou plus précisément un extranet
- ou plus précisément un extranet protégé
- gagne graduellement du terrain sur les transmissions par satellite.
Certaines agences étrangères
caressent de grandes ambitions dans le domaine d'Internet, notamment
en exportant leur savoir-faire. A ce titre, l'AFP a collaboré
à la mise sur pied d'un méga-site en langue chinoise
sur la coupe du monde de football; l'AFP prépare également
un portail olympique. Avez-vous des projets similaires?
Non, car notre force est la création du contenu national
; nous n'avons pas l'intention d'attaquer des domaines nouveaux
pour lesquels nous ne disposons pas d'avantages comparatifs.
Philippe D. Monnier pour l'AGEFI, 07.04.00
[sommaire]
Médias: Au cur des grandes manuvres
"Big is back." L'Internet,
qui rend possible l'accès à l'information et la
communication à l'échelle mondiale, est le théâtre
d'un vaste mouvement de concentration, qui oblige les géants
des médias à s'adapter à la nouvelle donne.
En janvier dernier, America Online (AOL), le premier fournisseur
mondial d'accès au réseau Internet s'est ainsi
offert Time Warner, le premier groupe de communication du monde.
Triomphe de la Net économie: le premier pèse alors
165 milliards de dollars en Bourse, et le deuxième 83
milliards. Quelques jours plus tard, le Britannique EMI, plus
que centenaire, s'alliait à Time Warner pour former le
numéro un mondial de la musique.
Récemment, Edgar Bronfman, le président du canadien
Seagram (Universal Music, Universal Studios, vins et spiritueux
),
indiquait que son groupe était en discussions avec "un
tas de compagnies" tout en refusant de commenter les rumeurs
d'alliance avec New Corp. "Un tas de compagnies ont un tas
de conversations avec un tas d'autres compagnies pour voir comment
elles pourraient travailler ensemble, renforcer leurs activités
actuelles et créer de nouveaux modèles économiques,
a-t-il déclaré. La convergence qui se dégage
entre nouvelles technologies et modèles économiques
existants impose ces discussions." Et dans ce contexte,
beaucoup s'interrogent sur les réactions du portail Yahoo
! , grand rival d'AOL, les groupes de médias Viacom ou
News Corp de Rupert Murdoch (Fox TV), Disney et la compagnie
de télécommunications AT&T, premier câblo-opérateur
aux Etats-Unis. "Je ne serais pas étonné que
Disney ou Viacom soit racheté par Yahoo ! ou Microsoft",
commentait dernièrement dans le Wall Steet Journal le
dirigeant d'un grand groupe de médias. Un rapprochement
entre Yahoo ! et Disney, qui possède une série
d'actifs dans les médias (réseau télévisé
ABC, chaîne sportive ESPN, studios de cinéma
),
est une des hypothèses évoquées par les
experts du secteur.
En Europe, la situation est très différente car
il n'existe pas de géants de l'Internet, comparables aux
américains Yahoo ! et AOL. Mais face aux bouleversements
qui ont frappé l'Amérique, les géants des
médias Lagardère, Vivendi, Bertelsmann sont à
l'affût. Ils sont bien décidés à profiter
de la toile pour diffuser leur contenu, cherchent à s'imposer
par de vastes alliances. Les chaînes de télévision
se préparent à la télévision de demain,
qui permettra au consommateur d'acheter des programmes à
la demande et de recevoir sur son poste toutes sortes de services
(messagerie électronique, services à distance
).
En France, Lagardère (Hachette, Europe 1, CanalSatelite
)
a choisi de se recentrer sur les services et les programmes.
Il a vendu son fournisseur d'accès Internet Club Internet
à l'Allemand T-Online contre 6,5 % du capital de la filiale
de Deutsche Telekom. Les deux groupes ont signé un accord
de contenu, "non exclusif".
Vivendi qui est présent dans la télévision,
l'édition et le téléphone, s'est rallié
au britannique Vodafone Airtouch, fin de créer le portail
multiservices MAP. Il cherche à étoffer son offre
de services pour les téléphones mobiles et les
téléviseurs. "Des tuyaux vides, cela sonne
creux", déclarait, il y a quelques temps, Jean-Marie
Messier, président de Vivendi. Et une chaîne de
télévision comme TF1 a développé
une filiale TF1 Interactive pour créer des portails web
thématiques dans lesquels elle apportera ses contenus.
M6 n'est pas en reste. Elle investira 100 millions de francs
cette année dans un projet de fourniture d'accès
Internet.
Cette convergence condamne-t-elle les médias traditionnels
?
"Le Net et le support papier vont de pair. Nous pensons
que les sites constituent la meilleure incitation pour s'abonner
au Financial Times, affirmait récemment David Bell, président
du Financial Times dans une interview au Figaro économie.
Nous ne voyons aucun signe de la part d'Internet qui réduirait
la part des ventes des journaux. Nos tirages n'ont cessé
d'augmenter." Certes, l'Internet contraint les médias
traditionnels à repenser leur stratégie pour garder
le leadership en ligne, mais "le Net ne cannibalise pas
les médias traditionnels", selon une récente
étude du cabinet Forrester. "Les consommateurs ne
consacrent pas moins de temps aux médias traditionnels
une fois qu'ils sont connectés", estiment les responsables
de l'étude. "En fait, en plus de deux ans, ils ont
doublé leur temps en ligne par semaine, mais consacrent
aussi deux heures de plus à la lecture de journaux et
magazines, hors ligne".
M.V. pour le FIGARO économie 4.2000
[sommaire]
Start-up - Les prémices du cybermanagement
Les nouvelles technologies modifieront-elles
la façon de travailler dans les entreprises ? A long terme,
il n'est guère douteux que l'information en réseau
bouleversera les comportements. Elle a déjà commencé
à la faire dans quelques start-up qui élaborent
des organisations audacieuses.
"On fait du pilotage de rallye. Et, parfois, on se fait
peur dans les virages." Pierre Chappaz, ancien directeur
marketing d'IBM Europe et fondateur de Kelkoo, un guide d'achat
sur Internet, reconnaît avoir frôlé au moins
une fois la sortie de route. C'est un pléonasme que de
dire que tout va vite dans une start-up, c'est la définition
même du cybermanagement. "Toutes les start-up sont
en surchauffe et sont confrontées à des événements
que personne ne maîtrise", explique Pascal Huron,
PDG d'Europe conseil. L'agence vient de réaliser une étude
sur le management de 40 "jeunes pousses" : "Interrogés
sur les facteurs qui pourraient entraîner l'échec
de leur projet, les dirigeants évoquent à 77% les
risques d'une gestion interne déficiente."
Le défi à relever n'est pas mince : il consiste
à passer en quelques mois de zéro à cinquante
ou cent salariés, voire beaucoup plus, pour développer
une activité qui souvent n'existait pas auparavant ; autrement
dit, à faire du dragster dans le brouillard, pour rester
dans les comparaisons automobiles. "Le problème des
start-up est le manque chronique de structures. Or, un créateur
doit prendre conscience que la mise en place de standards est
nécessaire à l'hyper-croissance", souligne
Philippe Brawermann, fondateur de Reef et ancien responsable
Europe de Cisco.
C'est dans ce "no man's land" du management que la
jeune pousse, qui ne se reconnaît ni dans la PME traditionnelle,
ni évidemment dans la très grande entreprise, cherche
sa voie. Alors elle innove. Organisation moléculaire,
organisation spaghetti : dans le domaine du management aussi,
les créateurs savent faire preuve d'imagination. Spaghetti
? "Un site portail européen a mis en place une organisation
où le désordre induit par une hiérarchie
plate reste apparent car neutralisé par des valeurs et
process qui composent la "sauce" commune dans laquelle
chaque salarié baigne", explique l'étude d'Europe
conseil. En clair, chaque salarié sait, malgré
l'absence d'organigramme classique, qui sont ses interlocuteurs
et quels sont les modes d'action pour une situation donnée.
Reef, pour sa part, a été l'un des précurseurs
du modèle "moléculaire". S'opposant à
l'organisation pyramidale traditionnelle, ce type de management
consiste à créer "des pôles reliés
entre eux", explique Philippe Brawermann. Chaque pôle,
ou équipe, se forme ou se dissocie selon les projets et
les objectifs à atteindre. Ainsi, un salarié peut
passer successivement du rôle de chef d'équipe à
celui de membre de base d'une autre. "Tous les salariés
sont formés à la prise de décision suivant
un modèle bien défini", ajoute le PDG de Reef.
Qu'il soit très théorisé, comme chez Reef,
ou un peu moins, comme dans les start-up embryonnaires, le management
repose finalement sur deux piliers : la circulation de l'information
et la responsabilité des salariés. "La quasi-unanimité
des dirigeants interrogés dans notre étude s'accorde
sur le fait qu'un partage efficace de l'information en interne
est crucial pour la réussite de son projet", souligne
Pascal Héron. Les nouvelles structures s'approprient plus
rapidement que les autres les outils de communication moderne,
genre e-mail et intranet.
Surtout, les start-up ne souffrent pas des rigidités qui
freinent les entreprises classiques. Ce n'est pas tant que les
outils ou les compétences soient révolutionnaires,
mais le contexte, en revanche, l'est. "Tous les salariés
sont arrivés en même temps, ou presque, dans l'entreprise.
Ils sont prêts à travailler ensemble et à
partager. Personne n'est là depuis trente ans avec son
pré carré et ses habitudes", explique Christina
Johren, directeur financier depuis l'automne dernier chez Spray
France.
"Parfois certains gardent pour eux l'information, considérée
comme source de pouvoir. Mais on les remarque assez vite et on
leur réexplique nos méthodes", ajoute Philippe
Brawermann.
Mais la clef du succès reste l'engagement des salariés.
"Slow to hire, quick to fire" (recruter lentement,
virer rapidement) est l'une des règles de Reef. Spray
France, créé en quelques mois, fin 1999, a dû
faire face à un afflux de demandes d'emploi. "Nous
avons traité plus de 1'000 CV, dont 200, au moins, de
très grande qualité en vue de 50 recrutements",
raconte Tomas Fellbom, président de Spray France. "Le
recrutement repose autant sur des critères psychologiques
que sur le seul curriculum vitae." Mikalla Vuillermet, 24
ans, n'avait jamais utilisé Internet avant d'être
embauchée chez Spray en tant qu'assistante aux partenariats.
Mais, outre son dynamisme, elle parle cinq langues !
Même phénomène, chez Kelkoo : "Notre
directeur marketing a 26 ans. Or, il m'épate tous les
jours", reconnaît son patron. Le risque ? "Des
gens peuvent craindre de prendre trop de responsabilités
par peur de se tromper. Donc ils ne prennent pas de décision",
observe Tomas Fellbom. "Il faut savoir coacher les plus
jeunes sans faire le boulot à leur place", renchérit
Pierre Chappaz.
Enfin, il y a l'argent. Bien sûr, l'esprit pionnier, l'aventure,
les responsabilités expliquent la motivation des équipes.
Mais tout le monde est là aussi pour gagner de l'argent
! D'ailleurs, les dirigeants ne se gênent pas pour faire
miroiter des gains équivalents à plusieurs fois
le salaire annuel en cas de succès.
Chacun a en tête les secrétaires millionnaires de
Microsoft et les retraités à 40 ans de Cisco. D'où
un surinvestissement dans le travail, des journées de
12 heures, des week-ends de présence dans la Silicon Sentier.
Même si un patron relativise : "Les horaires à
rallonge, comme dans les grandes entreprises, peuvent relever
d'un certain snobisme."
Le Figaro économie, mercredi
29 mars 2000, Nicolas Daniels
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Internet : La Poste - deux nouvelles prestations
lancées
Le géant jaune lancera
notamment le "secure mail", qui permettra de savoir
qui se cache vraiment derrière une adresse. Le système
permettra également d'assurer qu'un mail est bien arrivé,
par le biais d'une sorte d'"accusé de réception".
L'autre prestation mise sur le marché est le "mail
to paper". Elle offrira la possibilité d'envoyer
des e-mail aux personnes qui n'ont pas d'adresse Internet. Le
message sera imprimé sur papier et le destinataire le
recevra dans sa boîte aux lettres. Ces deux prestations
devraient être commercialisées dans la seconde partie
de l'année. Les coûts n'en sont pas encore connus.
Le e-commerce est extrêmement important pour La Poste,
selon son porte-parole M. Hennin. "Il génère
un flux de colis, transports de marchandises, lettres et paiements
et permet d'alimenter les activités de nos métiers
de base."
La Liberté, samedi 4.03.2000, ATS
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CONSOMMATION : Tout, tout, tout sur l'emballage
CATALOGUE
Quand on produit une marchandise,
l'emballage a son importance. Il doit assurer une protection
maximale, et les matériaux utilisés doivent être
respectueux de l'environnement. Mais en plus, l'emballage se
doit de faire vendre, en permettant une identification efficace.
Le tout à moindre prix ! Pas facile de maîtriser
une telle quadrature du cercle. Binker Medien AG édite
donc le catalogue suisse de l'emballage, disponible uniquement
en allemand sous le titre Schweizer Verpackungs-Katalog. Trois
cent vingt pages d'adresses et de conseils, où sont également
présentées les principales nouveautés dans
ce secteur. On y parle aussi bien de design que de recyclage.
Du présentoir au code-barre des étiquettes, vous
saurez tout sur l'emballage.
Schweizer Verpackungs-Katalog,
édité par Binkert Medien AG, 320 pages, renseignements
par téléphone au 062 869 79 00, ou sur le site
www.schweizerverpackungskat.ch
La Liberté, mardi 29.02.2000,
JS
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L'usage d'Internet progresse - la consommation
de papier aussi
Le "bureau sans papier"
est définitivement rayé des prévisions alarmistes
d'un récent passé. On sait aujourd'hui que la demande
de papier croît avec la recherche d'informations diverses.
En dépit même du boom d'Internet. Les médias
électroniques stimulent en fait le désir de disposer
de multiples renseignements complémentaires généralement
imprimés.
Une étude réalisée
dernièrement en France démontre que chaque phase
de développement de la communication électronique
engendre une hausse notable de la consommation de papier. De
l'avènement de la télévision, au début
des années cinquante, à l'introduction du Minitel
en France, au cours des années septante. Jusqu'à
la toute récente progression suscitée par le fulgurant
essor d'Internet.
Des études de marché
de plus vaste envergure, effectuées par les chercheurs
du Boston Consulting Group, ont confirmé cette relation
directe entre l'expansion des vecteurs électroniques d'information
et l'augmentation de la diffusion d'imprimés.
Pour le seul papier journal,
ils pronostiquent une légère diminution après
l'an 2003, vraisemblablement due à une régression
du volume des petites annonces sous rubriques, plus couramment
propagées par Internet. Quant aux beaux papiers sans bois,
pour les imprimés de haut niveau qualitatif surtout, les
techniciens-conseils du Boston Consulting Group prévoient
un taux de progression annuelle de l'ordre de 3,3 %.
Dans notre pays, l'effectif des
internautes a augmenté de 230 % au cours de ces deux dernières
années. Actuellement, plus de 1,7 million d'Helvètes
recherchent prioritairement des informations sur le Web. 20 %
d'entre eux font régulièrement usage du trafic
électronique des paiements. Ils sont par contre 12,6 %
seulement à effectuer quelques achats par cette voie :
le commerce électronique en est encore à ses balbutiements.
Auparavant limité aux postes de travail bien équipés,
l'usage d'Internet s'est répandu dans les chaumières.
La structure des internautes "à domicile" tend
dès lors à se modifier. Jeunes et personnes âgées
relaient les surfeurs de 20 à 39 ans qui constituaient
largement le plus gros effectif de la phase pionnière.
Contactif 1.2000, Baumgartner
Papier SA
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La couleur lilas est une marque
Kraft Jacobs Suchard a démontré
que le public associe cette couleur au chocolat.
La couleur lilas a pu exceptionnellement
figurer sur la liste suisse des marques à protéger
car la majorité des consommateurs qui la voient pensent
immédiatement à du chocolat Suchard, a indiqué
récemment l'Institut fédéral de la propriété
intellectuelle (IFPI) à Berne.
En publicité, Kraft Jacobs Suchard vante le bon lait de ses chocolats en mettant en scène une vache peinte en lilas. Sondage à l'appui, le fabriquant suisse a démontré que la plupart des personnes interrogées associent le lilas à une vache et la vache à une marque précise de chocolat. La couleur est protégée depuis le 21 novembre 1995.
ATS - 2000
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Publicité: Le bonheur des uns
Agences
Les agences de publicité suisses ont enregistré
une croissance moins forte l'année passée, en dépit
de l'embellie qui règne dans la branche depuis deux ans.
Elles tablent sur une amélioration en 2'000. La croissance
s'est aussi révélée inégale selon
les agences. " Dans notre métier, il faut compter
avec l'imprévisible ", expliquait hier Diana Strebel,
présidente de l'Union suisse d'agences-conseils en publicité
(USC). Car les revirements des clients ne sont pas rares, faisant
le bonheur de certaines agences mais le malheur des autres, qui
se voient privées des budgets convoités.
Au total, les recettes brutes des 71 membres de l'USC se sont
inscrites l'an passé à 397,6 millions de francs.
En hausse de 5,6 %, elles affichent toutefois une croissance
moitié moins élevée qu'en 1998 (10,7 %),
année particulièrement faste pour la branche publicitaire,
relève la principale organisation publicitaire de Suisse.
Les budgets gérés par les agences ont progressé
dans les mêmes proportions. Ils se sont élevés
à 2,652 milliards, soit 5,5 % de plus qu'en 1998. Là
encore, la progression est moitié moins élevée
qu'un an plus tôt.
Délais trop courts
Dans l'ensemble, les agences estiment que leurs conditions de
travail se sont détériorées. " Elles
souffrent principalement d'une pression accrue sur les délais,
ce qui nuit à leur créativité ", a
expliqué Diana Strebel, au terme de l'enquête annuelle
menée par l'USC auprès de ses membres.
Autre problème relevé par les agences : le manque
de personnel qualifié. " Le marché est en
train de s'assécher " a souligné Mme Strebel.
L'USC entend combattre la pénurie en améliorant
la formation.
Amélioration en 2000
Pour l'année en cours, la fédération affiche
un optimisme plus marqué. Près de 70 % des agences
interrogées tablent sur une hausse de leur chiffre d'affaires.
En moyenne, cette amélioration est estimée à
11,5 %.
Les agences classent le secteur des télécommunications
comme leur principal marché d'avenir. La libéralisation
leur a rendu un fier service, avec la multiplication des acteurs
dans la branche. Viennent ensuite l'informatique, puis les banques,
la chimie et la pharmacie.
ATS La Liberté 09.02.00
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